Filmé en Secret en Corée ? Voici Ce que Dit la Loi et Ce que Vous Pouvez Faire Maintenant
L'Enregistrement Secret est-il Illégal en Corée ?

Être filmé à votre insu est une violation grave et un phénomène de plus en plus répandu en Corée du Sud. Les caméras cachées — connues localement sous le nom de molka (몰카) — ont été retrouvées dissimulées dans des réveils, des purificateurs d'air, des clés USB et des équipements sanitaires. Si cela vous est arrivé, la loi coréenne vous accorde une protection réelle et immédiate, soutenue par certaines des sanctions les plus sévères en matière de vie privée numérique de toute l'Asie.
L'Enregistrement Secret est-il Illégal en Corée ?
Oui — et les sanctions sont lourdes. La Corée du Sud pénalise la captation, la distribution et même la possession d'enregistrements non consentis dans le cadre d'un dispositif législatif composé de plusieurs lois nationales. Qu'une personne ait utilisé un appareil dissimulé, vous ait filmé avec un smartphone, ou ait partagé des images de vous en ligne sans autorisation, plusieurs lois s'appliquent simultanément — et toutes jouent en votre faveur.
Les Lois Clés en Corée — Ce qui Vous Protège
Loi sur les Cas Spéciaux Concernant la Répression des Crimes Sexuels — Article 14
Il s'agit de la loi fondamentale en matière de caméras cachées en Corée. L'article 14 pénalise directement la captation, la distribution ou la possession d'enregistrements du corps d'une personne sans son consentement, lorsque ces enregistrements provoquent humiliation ou honte d'ordre sexuel.
Sanctions :
- Captation sans consentement : Jusqu'à 7 ans d'emprisonnement ou une amende de ₩50 000 000
- Distribution ou diffusion d'images non consenties : Jusqu'à 7 ans d'emprisonnement ou une amende de ₩50 000 000
- Distribution à des fins lucratives : Jusqu'à 7 ans d'emprisonnement obligatoire, sans possibilité d'amende en alternative
Une décision fondamentale de la Cour suprême coréenne précise que : même si l'enregistrement n'a jamais été sauvegardé, appuyer sur le bouton d'enregistrement constitue déjà une infraction. Le stockage temporaire dans la mémoire vive de l'appareil au moment de la captation est légalement suffisant pour caractériser le délit.
Amendement sur les Deepfakes de 2024
En septembre 2024, la Corée du Sud a adopté une législation historique ciblant les contenus intimes non consentis générés par intelligence artificielle — la première loi au monde à pénaliser non seulement la création et la diffusion de deepfakes, mais également leur consultation.
Sanctions :
- Créer ou diffuser des deepfakes à caractère sexuellement explicite : Jusqu'à 7 ans d'emprisonnement
- Posséder ou visionner des contenus sexuels générés par deepfake : Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement ou une amende de ₩30 000 000
Loi sur la Protection des Informations Personnelles (PIPA / 개인정보 보호법)
La PIPA coréenne est l'une des lois sur la vie privée les plus strictes au monde, comparable au RGPD de l'Union européenne. Toute vidéo ou photographie vous représentant est classifiée comme donnée personnelle. Toute personne qui collecte, stocke ou partage ces données sans votre consentement contrevient directement à cette loi.
En vertu de la PIPA, vous pouvez exiger la suppression définitive de tout enregistrement sans avoir à saisir un tribunal au préalable. Les entreprises contrevenantes s'exposent à des amendes pouvant atteindre ₩100 000 000, et la Commission de Protection des Informations Personnelles (PIPC) peut mener des enquêtes et imposer des sanctions en votre nom, sans aucun frais pour vous.
Loi sur la Protection du Secret des Communications (통신비밀보호법)
Cette loi interdit l'enregistrement de conversations privées sans autorisation. Les violations sont passibles de 1 à 10 ans d'emprisonnement. Les enregistrements obtenus en violation de cette loi sont irrecevables comme preuves pénales — un auteur d'infraction ne peut pas se servir contre vous d'enregistrements obtenus à votre insu.
Code Pénal — Diffamation
Si des images ont été partagées dans le but de nuire à votre réputation professionnelle, sociale ou publique, une plainte pour diffamation en vertu du Code pénal peut être déposée parallèlement aux poursuites pénales. La diffamation par fausses informations est passible de 5 ans d'emprisonnement ou d'une amende de ₩10 000 000. Une indemnisation civile peut être poursuivie simultanément.
Vos Droits Immédiats
Vous n'avez pas à attendre l'issue d'un procès. La loi coréenne vous confère des droits opposables que vous pouvez exercer dès maintenant :
- Droit à l'Effacement — exigez la suppression définitive de tout enregistrement auprès de particuliers, d'entreprises ou de plateformes
- Droit à l'Information — exigez de savoir quels enregistrements existent et qui les détient
- Droit d'Arrêter la Diffusion — bloquez légalement toute nouvelle transmission des images
- Droit à une Aide Gouvernementale Gratuite à la Suppression — le Centre de Soutien aux Victimes de Crimes Sexuels Numériques supprimera activement le contenu en votre nom, sans aucun frais
Étape par Étape : Que Faire
Étape 1 — Sauvegardez toutes les preuves. Prenez des captures d'écran de chaque lien, publication et référence aux images avant de faire quoi que ce soit d'autre. Notez les noms d'utilisateur et les horodatages. Ne supprimez rien — la conservation des preuves est déterminante devant les tribunaux coréens.
Étape 2 — Contactez le Centre de Soutien aux Victimes de Crimes Sexuels Numériques. C'est votre ressource initiale la plus puissante. Opéré sous l'égide du Ministère de l'Égalité des Genres et de la Famille, le Centre propose un soutien gratuit pour la suppression de vidéos, un accompagnement psychologique, une aide à l'enquête et une assistance juridique. Contactez-les sur www.women1366.kr ou appelez le 02-735-8994. Pour une assistance d'urgence disponible 24h/24, composez le 1366 (service d'interprètes disponible).
Étape 3 — Signalez à la plateforme. Déposez un signalement d'image non consentie sur KakaoTalk, YouTube, Instagram, TikTok, Twitter/X ou partout où les images apparaissent. En vertu de la loi coréenne, les plateformes sont tenues de supprimer tout contenu illicite confirmé. La plupart agissent dans les 24 à 72 heures suivant un signalement vérifié.
Étape 4 — Déposez une plainte auprès de la police. Rendez-vous au commissariat le plus proche et mentionnez explicitement l'Article 14 de la Loi sur les Cas Spéciaux Concernant la Répression des Crimes Sexuels dans votre plainte. Si vous ne parlez pas coréen, composez le 112 et dites "I need English help" : un interprète sera mis en ligne immédiatement. Vous pouvez également signaler en ligne sur ecrm.police.go.kr.
Étape 5 — Déposez une plainte auprès de la PIPA. Sur www.privacy.go.kr, déposez une plainte distincte auprès de la Commission de Protection des Informations Personnelles. Une plainte aboutie peut entraîner des amendes à l'encontre de l'auteur de l'infraction et une injonction officielle de suppression — sans comparution devant un tribunal.
Étape 6 — Obtenez une aide juridique gratuite. La Société Coréenne d'Aide Juridictionnelle propose des consultations juridiques gratuites sur l'ensemble du territoire. Composez le 132 ou visitez www.klac.or.kr pour être mis en relation avec un avocat spécialisé, qui pourra engager simultanément une action civile en indemnisation et des poursuites pénales.
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Conclusion
Si vous avez été filmé en secret en Corée du Sud, la loi est fermement de votre côté. La Loi sur les Crimes Sexuels, l'Amendement sur les Deepfakes de 2024, la PIPA et le Code Pénal vous offrent simultanément plusieurs voies vers la justice — poursuites pénales, suppression sur les plateformes et indemnisation civile. Agissez rapidement : sauvegardez vos preuves, appelez le Centre de Soutien aux Victimes de Crimes Sexuels Numériques, déposez une plainte auprès de la police et obtenez une aide juridique gratuite auprès de la Société Coréenne d'Aide Juridictionnelle.
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Foire aux Questions
L'upskirting est-il illégal en Corée du Sud ? Oui. Il est directement pénalisé par l'Article 14 de la Loi sur les Cas Spéciaux Concernant la Répression des Crimes Sexuels, avec des peines pouvant aller jusqu'à 7 ans d'emprisonnement ou une amende de ₩50 000 000 — même si l'enregistrement n'a jamais été sauvegardé.
Quelle est la sanction pour avoir partagé une vidéo privée sans consentement ? Jusqu'à 7 ans d'emprisonnement ou une amende de ₩50 000 000. Si le contenu a été partagé à des fins lucratives, l'emprisonnement est obligatoire sans alternative d'amende. Des charges supplémentaires en vertu de la PIPA et de la loi sur la diffamation peuvent également s'appliquer.
Puis-je déposer une plainte sans me rendre dans un commissariat ? Oui. Signalez en ligne sur ecrm.police.go.kr, ou contactez le Centre de Soutien aux Victimes de Crimes Sexuels Numériques sur www.women1366.kr. La Ligne d'Urgence pour la Sécurité des Femmes 1366 est disponible 24h/24 avec des services d'interprétation.
Existe-t-il une aide gratuite pour les victimes ? Oui. Le Centre de Soutien aux Victimes de Crimes Sexuels Numériques offre un soutien gratuit pour la suppression de contenu, un accompagnement psychologique et une assistance juridique. La Société Coréenne d'Aide Juridictionnelle (132) propose des consultations juridiques gratuites sur l'ensemble du territoire.
Comment faire supprimer les images d'internet ? Contactez le Centre de Soutien aux Victimes de Crimes Sexuels Numériques, signalez à la plateforme hébergeant le contenu, déposez une plainte auprès de la Commission des Standards de Communication de Corée sur www.kocsc.or.kr, et soumettez une plainte en vertu de la PIPA sur www.privacy.go.kr.